Le Contexte
En raison de leur faible profondeur et en l'absence d'une protection naturelle, les nappes de la Vistrenque et des Costières sont très vulnérables. La qualité de leur eau est directement liée aux activités humaines en surface et à l’occupation des sols.
Le territoire est caractérisé par une forte expansion démographique et urbaine et par un important développement économique où l'agriculture a de tout temps occupée une place prépondérante. Les terres agricoles sont majoritaires et représentent 70% de la surface, les territoires urbains 14 % et les territoires naturels 15 %.
Jusque dans les années 1970, l'agriculture du territoire était principalement orientiée vers la monoculture de la vigne. Dans les années 1980, grâce au dispositif d'irrigation via des canaux alimentés par le Rhône, géré par la CNABRL (Compagnie Nationale du Bas Rhône Languedoc) l'activité agricole s'est diversifiée et une part des vignes ont été remplacées par des céréales, des légumes et des vergers.
Cette évoultion du territoire s'est traduite par une forte augmentation des pressions sur la ressource en eau et notamment une dégradation de sa qualité.
Si l'origine de la création du Syndicat repose sur la volonté d'acquérir une meilleure connaissance de la ressource et en particulier d'évaluer sa capacité à répondre aux besoins en eau des collectivités, son activité a rapidement évolué vers la restauration et la protection de sa qualité.
Les actions portées par le Syndicat s'inscrivent dans le contexte réglementaire suivant :
En 1994, les nappes sont identifiées comme "zone vulnérable aux nitrates d'origine agricole" au titre de la Directive Nitrates de 1991.
La Directive Cadre sur l'Eau (DCE) de 2000 prévoit de favoriser la gestion globale des ressources en eau et fixe des objectifs de restauration et de non dégradation à atteindre.
Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux Rhône – Méditerranée et Corse (SDAGE) caractérise ces nappes comme "ressources stratégiques à préserver pour l'alimentation en eau potable".
La mise en oeuvre d'une politique de gestion globale de cette ressource et de sa préservation pour l'alimentation en eau potable de la population du sud du Gard constitue un enjeu majeur pour le Syndicat.
